Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des sources médiatiques irakiennes et des publications diffusées par des structures associatives proches des courants de la Résistance, des centres d’enregistrement et des comités locaux ont observé, ces derniers jours, une affluence de citoyens souhaitant s’inscrire en tant que volontaires « pour soutenir l’Iran » si une confrontation militaire venait à être imposée à la région. Les organisateurs affirment que cette initiative vise à démontrer que toute aventure contre Téhéran ne resterait pas sans conséquences et pourrait entraîner une extension de la crise.
D’après ces sources, les inscriptions ont été annoncées dans plusieurs villes, avec la participation de jeunes, d’anciens combattants et de membres de réseaux sociaux et tribaux, certains évoquant également des contributions non combattantes (soutien logistique, aide humanitaire, collecte de fonds, assistance médicale). Les messages relayés insistent sur le fait que la démarche se veut « préventive » et « dissuasive », et qu’elle intervient dans un contexte de tensions croissantes, marqué par des menaces verbales, des déploiements militaires et une polarisation régionale.
Des observateurs notent que la question du soutien irakien à l’Iran est liée à plusieurs facteurs : proximité géographique, relations religieuses et culturelles, mais aussi dynamique sécuritaire. Dans les milieux de la Résistance en Irak, l’idée d’une « sécurité interdépendante » est fréquemment mise en avant, selon laquelle une guerre visant l’Iran affecterait directement l’Irak, notamment en raison des lignes de communication, des équilibres internes et de la présence de forces étrangères dans la région.
La mobilisation rapportée intervient également sur fond de débats persistants en Irak au sujet de la présence militaire américaine. Depuis plusieurs années, une partie des forces politiques et populaires affirme que cette présence constitue un facteur d’instabilité et réclame un calendrier clair de retrait, tandis que d’autres courants défendent une coopération sécuritaire encadrée. Cette divergence alimente un climat politique sensible, où toute montée des tensions entre Washington et Téhéran est perçue comme susceptible d’avoir des répercussions directes sur la scène intérieure irakienne.
Des analystes irakiens expliquent que l’annonce de volontariat massif revêt surtout une dimension de communication stratégique : envoyer un signal de dissuasion, renforcer le moral des partisans de l’Axe de la Résistance et avertir que l’escalade pourrait ouvrir plusieurs fronts. Ils soulignent néanmoins que l’ampleur exacte de ces inscriptions et leur traduction pratique demeurent difficiles à évaluer à partir de sources ouvertes, en l’absence de données officielles consolidées.
Du côté institutionnel, les autorités irakiennes réaffirment généralement leur priorité : préserver la souveraineté nationale, empêcher que le territoire irakien ne devienne une plateforme de confrontation, et éviter un embrasement régional. Dans des déclarations antérieures, Bagdad a souvent insisté sur la nécessité de la désescalade et du règlement des différends par des voies politiques, tout en rappelant que la stabilité du pays ne doit pas être prise en otage par les tensions extérieures.
À Téhéran, les responsables iraniens répètent pour leur part que la République islamique ne recherche pas la guerre, mais qu’elle répondra à toute agression de manière ferme, en s’appuyant sur une doctrine de dissuasion. Dans ce cadre, les messages de soutien provenant de pays voisins sont présentés, par certains commentateurs, comme un indicateur de l’impact régional de toute crise majeure.
Alors que les tensions restent élevées, cette annonce de volontaires irakiens s’ajoute à une série de prises de position populaires et politiques dans la région, qui mettent en garde contre les conséquences d’une option militaire et appellent à privilégier la diplomatie, le respect de la souveraineté des États et la fin des politiques de menace.
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